La Route des Lasers est le fruit d'une décision d'aménagement du territoire prise au tournant des années 2000, puis d'une longue construction partenariale. Cette page en retrace les grandes étapes, dans un esprit de repère chronologique et de mise en contexte.
Le déclencheur : un grand laser en Gironde
À l'origine se trouve le choix d'implanter, sur le centre du CEA en Gironde, une installation laser de très haute énergie destinée à la recherche. Ce projet impliquait la venue de nombreuses entreprises chargées de fabriquer et d'assembler les composants du futur instrument. Il fallait donc, autour du chantier, aménager des terrains et construire des bâtiments capables d'accueillir ces activités de très haute technologie.
Le montant des investissements immobiliers nécessaires était considérable — estimé, au début des années 2000, à plusieurs dizaines de millions d'euros. Une charge trop lourde pour une seule collectivité.
Un montage partenarial inédit
Pour relever ce défi, les acteurs locaux ont choisi de mutualiser leurs forces. Le rapprochement entre collectivités, l'appui du CEA et l'apport de fonds privés ont conduit à un montage associant capitaux publics et privés. C'est ainsi qu'a été créée, au milieu des années 2000, une structure d'aménagement dédiée, chargée d'acquérir les terrains, de construire les bâtiments et de gérer les parcs d'activités de la filière optique-laser.
Ce modèle mixte, qui allie l'intérêt général et l'efficacité opérationnelle, a permis d'engager rapidement les aménagements sans faire peser l'intégralité du risque sur les finances publiques locales.
La construction des parcs
Les années suivantes voient sortir de terre les premiers équipements structurants. Le parc LASERIS 1, à vocation industrielle, s'étend sur une vingtaine d'hectares près des grands lasers ; il est complété par LASERIS 2, dédié aux activités tertiaires. En parallèle, la Cité de la Photonique, à Pessac, est aménagée près du campus pour rapprocher recherche et industrie. Elle est inaugurée en 2008.
Au total, plusieurs dizaines d'hectares sont aménagés au profit de la filière, faisant du sud de la métropole bordelaise un site de référence pour la photonique.
La reconnaissance nationale
La structuration de la filière est confortée par la politique nationale des pôles de compétitivité, lancée au milieu des années 2000. La labellisation de la Route des Lasers comme pôle de compétitivité officialise la stratégie régionale et facilite le montage de projets collaboratifs de recherche et développement entre laboratoires et entreprises.
Une dynamique qui se prolonge
Au fil des années, l'écosystème a évolué : les structures d'animation se sont transformées, le périmètre thématique s'est élargi de l'optique-laser vers la photonique au sens large et les domaines connexes, et les réorganisations administratives régionales ont redessiné le cadre institutionnel. Mais l'essentiel demeure : un territoire, des lieux, des laboratoires et des savoir-faire durablement installés.
C'est cette réalité de fond, plus que les organigrammes successifs, que documente ce site indépendant. Pour une vue d'ensemble actuelle, voir la page Qu'est-ce que la Route des Lasers ?